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Premier Repaire de Là-Bas Si J'y Suis de Haute-Savoie, créé en 2007 !

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Cinq candidats devant l’Economie Sociale et Solidaire (Alternative Economiques)

François Hollande, Roselyne Bachelot, Eva Joly, Sylvie Mayer et François Longérinas pour le FdG (deux bons connaisseurs du sujet qui ont confirmé l’investissement du Front de gauche dans l’ESS)

 

Autres articles :

 

L’ESS dans le programme d’Eva Joly (Alternative Economiques)

L’ESS dans le programme 2012 d’Europe Ecologie - Les Verts (Alternative Economiques)

Pour ce faire, les écologistes proposent un plan pluri annuel d’actions construit avec les acteurs du secteur :

- aider à la création et reprise d’entreprises solidaires : création d’un nouveau droit de préemption sur les terrains en friches ou locaux industriels désaffectés

- développer les incitations fiscales spécifiques pour les entreprises qui respectent le principe d’une personne, une voix, le partage des bénéfices avec les salarié-e-s et la limitation des salaires des dirigeants

- reconnaître, soutenir et promouvoir les pôles territoriaux de coopération économique, véritable alternative aux pôles de compétitivité

- faire évoluer le code des marchés publics vers plus de conditionnalité sociale et environnementale et vers un soutien plus affirmé aux activités sociales et solidaires

- créer des fonds souverains régionaux dédiés aux projets de l’ESS sur les territoires

- transformer les chambres consulaires en chambres de l’économie plurielle intégrant les CRESS actuelles et autres plate-formes et regroupement régionaux

-expérimenter les monnaies sociales

-amplifier les outils de l’épargne solidaire (livret d’éparge, carte bleue solidaire, etc)

-soutenir la mise en œuvre d’une certification publique européennereconnaissant les produits du commerce équitable

- aider à la mise en place ou la généralisation de programmes d’entreprenariat solidaire dans l’enseignement secondaire, professionnel et supérieur

 

L’économie sociale et solidaire, un modèle de développement pour Eva Joly

On ne peut qu’être en colère face au «soutien accru» au secteur de l’économie sociale et solidaire (ESS) récemment annoncé par le gouvernement Sarkozy-Fillon, avec la promesse de l’élaboration d’une loi-cadre… Douze ans après celle proposée en 1999, au terme d’un an de dialogue avec 4 000 participants dans 22 régions, et restée dans les cartons ! Le gouvernement prétend s’intéresser aujourd’hui à l’ESS, la belle affaire ! Pendant dix ans, la droite l’a tout bonnement ignorée, voire démantelée, par la baisse drastique des crédits, par la disparition de la délégation interministérielle à l’économie sociale, par l’absence de ministère dédié et le rattachement au ministère au chargé de la solidarité et de la cohésion sociale, voire de la jeunesse et des sports ! Elle a ainsi nié le potentiel de développement économique de l’ESS sur les territoires.

Et on ne peut qu’être en colère devant la pauvre imagination de ces programmes présidentiels qui instrumentalisent l’économie sociale et solidaire en mesurettes parcellisées et en gadgets trompe-couillon, sciant de fait le potentiel recélé par cette autre approche de l’économie, humainement créative, socialement et même technologiquement innovante, créatrice d’emplois durables et non délocalisables. 

Faire autrement

En cette période de crises financière, économique, sociale et écologique, en cette heure où il devient urgent de répondre à l’aspiration démocratique exprimée par nos concitoyens, l’économie sociale et solidaire démontre par de nombreuses réalisations significatives, avec plus de deux millions d’emplois équivalent temps plein, qu’il est possible de faire autrement, de manière viable sur le plan économique, tout en respectant l’humain (producteur, consommateur, usager, citoyen), l’environnement et la dynamique des territoires «ici et là-bas»…

Une «profitabilité» sociale

… rappeler ce qu’est réellement l’économie sociale et solidaire. Elle décrit d’abord des pans de l’activité économique qui ne dépendent ni du marché, ni du service public: typiquement, les services à la personne, éducation, santé, aide à la dépendance, l’insertion par l’économique, la culture, les loisirs et l’éducation populaire, puis elle s’est élargie naturellement aux secteurs de l’économie verte, notamment sur les champs du recyclage, du réemploi, de l’habitat écologique, de l’éco-construction, etc. Mais l’ESS ne se résume surtout pas à une économie marginale de traitement social du chômage, à une économie de réparation venant simplement compenser les méfaits d’une économie traditionnelle dominante qui, elle, ne serait jamais remis en cause dans ses finalités et objectifs.

L’ESS réinterroge profondément notre modèle de développement. Contre les schémas classiques, elle questionne la nature et l’objet du développement économique. L’ESS pose la question de la «profitabilité», de la répartition des fruits de l’activité, en conjuguant trois vocations: l’intérêt général, avec des activités à utilité sociale et collective; l’insertion des personnes, dans une logique de solidarité; et enfin l’objet marchand, qui met à plat les notions de productivité et de rentabilité, pour bien sûr en discuter la finalité. L’ESS permet –concrètement, immédiatement et pour longtemps– de refonder une juste mesure de l’efficacité, de l’efficience et de la richesse.

L’économie verte et le vivre-mieux

À mille lieux des gesticulations opportunistes qui ont cours ces jours-ci, nous avons construit avec Eva Joly un plan ambitieux de développement de l’ESS, en concertation avec les acteurs, générateur de créations nettes d’emplois. Le programme présidentiel d’Éva Joly s’est appliqué à chiffrer précisément l’impact de la transformation écologique et sociale de l’économie sur l’emploi (sans même compter les effets de la réduction du temps de travail), à laquelle l’ESS participe pleinement, autour de deux dimensions clés : l’économie verte et le vivre-mieux. Ce sont plus de 981 000 emplois nets créés d’ici 2020 qui peuvent être portés en partie par les entreprises de l’économie sociale et solidaire. Par exemple, dans les énergies renouvelables (141 000 emplois), dans la conversion de l’agriculture française au bio (75 000 emplois), dans la construction de logements (200 000 emplois), dans les services de proximité à la personne, dans les domaines de la petite-enfance et de la prise en charge de la dépendance (290 000 emplois)…

Le programme d’Europe Écologie Les Verts propose d’élaborer une loi-cadre qui, en plus du soutien à la création d’emplois par les entreprises de l’ESS, s’appuiera sur deux mesures phares :

- la généralisation de fonds régionaux dédiés à l’ESS,pilotés par les conseils régionaux, couplée à l’étude économique et juridique pour la création de véritables banques régionales éthiques,

-la labellisation et la reconnaissance de pôles territoriaux de coopération économique, véritables alternatives aux actuels pôles de compétitivité.

Quand la précarité touche sept millions de personnes rien qu’en France, quand on consomme les ressources naturelles à un rythme tel qu’il faudrait trois planètes pour tenir la distance, est-on bien sûr que le «développement économique» nous rend plus riches ? La maison brûle, nous en sommes d’accord, mais il ne suffit plus de le déplorer. Il est urgent de se poser les questions qui remettent en question les fondements même de l’économie, et de réfléchir enfin aux façons de retrouver certains équilibres fondamentaux, économiques, environnementaux et humains. Pour nous, cela passe par la promotion et le soutien déterminé, durable et stratégique à l’économie verte et solidaire.”

 

Discours d’Eva Joly sur l’économie sociale et solidaire

http://evajoly2012.fr/2012/03/02/2276832/

Citation d’Edgard Morin de son livre « La voie » : « Tout est à réformer et à transformer mais tout a commencé sans qu’on le sache encore. Des myriades d’initiatives fleurissent un  peu partout sur la planète. Certes elles sont souvent ignorées mais chacun, sur sa voie, apporte reliance et conscience »… je porte haut et tous les jours les valeurs et les enjeux concrets de l’Économie Sociale et Solidaire. Lors de chacune de mes visites dans les usines, dans les entreprises, dans les villes et les campagnes, dans les quartiers populaires.  À chaque débat, quel qu’en soit le thème, la protection sociale ou l’emploi, la formation ou les relations internationales… je place toujours l’ESS au cœur de mon discours. Comme les écologistes placent l’Économie Sociale et Solidaire au cœur de leur action depuis fort longtemps… parmi les plus de 350 élus locaux ou régionaux qui portent des politiques publiques d’ESS depuis plus de dix ans, les écologistes sont très nombreux… je me suis appuyée aussi sur les contributions des réseaux et fédérations d’acteurs de l’ESS ou celles du Labo de l’ESS, pour établir les axes structurants de mon projet présidentiel. Car nous sommes les seuls à présenter l’Économie Sociale et Solidaire comme alternative au modèle capitaliste et libéral actuel, modèle dont on sait aujourd’hui plus qu’hier qu’il va dans le mur… les initiatives d’économie sociale et solidaire portent un changement radical en elles, elles portent l’espoir… l’ESS démontre qu’il est possible de faire autrement. L’ESS et ses nombreuses réalisations significatives, avec plus de deux millions d’emplois équivalent temps plein en France et 11 millions à l’échelle de l’Europe, avec 800 000 entreprises en France… démontre qu’on peut lutter autrement, et efficacement, contre ce fléau qu’est le chômage… l’ESS doit prendre une place stratégique au cœur des politiques publiques. Face à la concurrence sans limites qu’on a exacerbée ces dernières années entre individus et entre entreprises, contre la compétition organisée entre territoires et entre Etats, la coopération territoriale doit s’affirmer comme un mode de réappropriation de l’économie réelle, comme un nouveau mode de régulation, puissant et pertinent…

 

Scop, entreprises d’insertion, deux réponses d’Eva Joly

http://lipietz.net/spip.php?article2739

 

Rencontre d’Eva Joly avec le LABO ESS : "L’économie sociale et solidaire dans la transition écologiste"

http://www.lelabo-ess.org/?Rencontre-avec-Eva-Joly-L-economie

 

Démocratiser l’Economie Sociale et Solidaire

http://evajoly2012.fr/2012/01/06/democratiser-leconomie-sociale-et-solidaire/

5 janvier, réunion publique au Labo de l’ESS inaugurant un cycle de rencontres pour débattre de la place de cette autre économie dans la société de demain. C’est sur le sujet « L’économie sociale et solidaire dans la transition écologiste », qu’Eva Joly s’est engagée sur différentes propositions qui feront de l’Économie Sociale et Solidaire, un point clé de son programme économie et emploi… dans une salle remplie de plus de 250 personnes, entouré de Claude Alphandéry, ancien résistant français, banquier, économiste, président du Conseil national de l’insertion par l’activité économique,Jean-Louis Laville et Françoise Bernon, membres du Labo de l’ESS et initiateurs des 400 cahiers d’espérance, composés de plus de 400 propositions pour l’Économie Sociale et Solidaire.

« face à l’escalade des plans de rigueur, et aux risques dus au dérèglements climatiques, le danger ne peut plus être négligénous devons attaquer le pouvoir financier de front et l’économie sociale et solidaire est une réponse »

Trois réseaux phares du secteur étaient représentés : Réseau des territoires pour une Économie Solidaire (RTES) , le Mouvement pour une Économie Solidaire (MES) et le Labo de l’ESS.

Eva Joly s’est engagée sur 3 propositions phares :
> Un engagement national pour l’Economie Sociale et Solidaire, doté d’une loi-cadre et de fonds d’investissements de soutien.
> Des collectivités dotées de moyen pour développer et soutenir l’ESS
> Une aide à la création et à la reprise d’entreprises sociales et solidaires avec un nouveau droit de préemption des salariés

… démocratiser l’ESS par la généralisation de programmes entreprenariat solidaire dans l’enseignement secondaire, professionnel et supérieur… soutien aux associations et réseaux d’éducation populaire partout en France

 

Vidéos - rencontre du 5 janvier 2012 : http://anevert.blogspot.fr/2012/01/eva-joly-et-alain-lipietz-invites.html

 

L’urgence d’une autre économie

http://lipietz.net/?article2696  réponse d’Eva Joly (avec Alain Lipietz) 

 

 

Jean-Luc Melenchon rend viste à l’ESS : la programme du Front de Gauche sur l’ESS

A l’inverse des idéologues du marché qui font de l’entreprise capitaliste privée le modèle unique, nous encouragerons la diversité des formes de propriété indispensable à une politique efficace de création d’emplois. La loi reconnaîtra cette diversité et la protègera face à la « concurrence libre et non faussée » qui revient en fait à imposer partout la seule logique du profit privé. Notre programme ... propose des formes décentralisées de la propriété sociale. Il veut aussi systématiser le recours à l’économie sociale et solidaire (ESS).

Le soutien public à l’économie sociale et solidaire, et notamment aux coopératives, sera fortement augmenté. Une aide financière sera accordée aux salariés qui reprennent ou créent leurs entreprises sous forme coopérative. Nous favoriserons la création de sociétés coopératives d’intérêt collectif (SCIC) permettant d’associer salariés, usagers et collectivités territoriales dans des projets de développement local. Les commandes de l’État, des collectivités et des services publics, s’adresseront prioritairement à ces coopératives grâce à la modification de l’article 53 du Code des marchés publics. Un soutien sera apporté aux initiatives d’habitat autogéré et coopératif, dans le cadre des programmes de création de logements sociaux, en neuf et en réhabilitation. Enfin, l’ESS sera intégrée au programme des sciences économiques et sociales au lycée.

C’est dans ce sens qu’une loi-cadre de l’ESS sera nécessaire afin de définir précisément les critères d’attribution des moyens de l’État et des collectivités publiques : les finalités sociales et environnementales des entreprises et associations bénéficiaires ne pourront être dissociées d’un fonctionnement réellement démocratique.

Extrait programme l’humain d’abord, chap. Produire autrement - Encourager d’autres formes de propriété (p.20) http://alternatives-economiques.fr/blogs/abherve/2012/01/07/jean-luc-melenchon-rend-viste-a-less-la-programme-du-front-de-gauche-sur-less/

 

Agir pour une Économie Équitable : http://www.ap2e.info/

Sylvie Mayer, Jean Pierre Caldier : Entreprises, droit de préemption pour les salariés

Les salariés ne sont pas responsables des crises financières, environnementales et sociales qu’ils subissent à répétition. Comment leur permettre d’agir réellement sur leur devenir ? Devenir propriétaires de leurs entreprises est une des pistes qui peut leur permettre de maintenir leur emploi, de devenir créateur d’emplois. Ils pourraient aussi modifier tout à la fois le rapport au travail, les conditions de travail, le rôle de leurs entreprises dans une économie équitable.

 

Une présence de l’ESS dans les 60 propositions de François Hollande, et un manque

 

L’absence de l’ESS dans le programme de François Bayrou : oubli ou virage ?

 

L’ESS absente du programme de l’UMP

 

Michel Barnier, l’Europe, l’ESS et l’entrepreneuriat social

L’analyse du commissaire européen souligne que dans l’Union, cette économie concentre à elle seule 10% des entreprises, 11 millions de salariés et un quart des créations d’emplois. En France, elle représente cinq fois plus de salariés que le secteur automobile ! Le secteur pâtit pourtant d’un environnement règlementaire fragmenté qui n’intègre pas assez ses spécificités, notamment en termes de statut juridique.” Mais, alors que le diagnostic porte bien sur l’ESS, tout le reste de l’article ne porte que sur l’entrepreneuriat social, confirmant la tendance que nous avons déjà relevée à ce que la Commission utilise l’entrepreneuriat social pour étendre encore une logique libérale déjà prégnante. (voir La Commission Européenne veut utiliser l’entrepreneuriat social pour étendre encore la logique du marché et de la concurence). Qu’on ne s’y trompe, il ne s’agit pas de critiquer l’entrepreneuriat social, mais simplement de rappeler que le confondre avec l’ESS peut être dangereux. ESS et entrepreneuriat social ont à apprendre l’une de l’autre, mais rien à gagner dans une confusion comme celle que porte cette adresse de Michel Barnier.

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